Le Yukon en bref

- D’une superficie de 483 610 km2, le Yukon est plus grand que la Californie et plus grand que la Belgique, le Danemark, l’Allemagne et les Pays-Bas réunis.
- Le Yukon est bordé par l’Alaska, la Colombie-Britannique, les Territoires du Nord-Ouest et la mer de Beaufort dont il épouse les contours sur une distance de 430 km.
- Pour sa taille, le Yukon abrite une très petite population, soit à peine 32 000 habitants. En fait, la population était plus importante en 1898 qu’elle ne l’est maintenant. À elle seule, Dawson abritait plus de 30 000 personnes à l’apogée de la ruée vers l’or du Klondike.
- La mosaïque socioculturelle du Yukon est très diversifiée. Près d’un cinquième des Yukonnais sont d’origine autochtone et appartiennent à l’une ou l’autre des quatorze Premières nations du Yukon. Whitehorse abrite également une communauté francophone dynamique et quantité d’Européens, d’Asiatiques et d’autres immigrants ont élu domicile au Yukon.
- Le Yukon est situé dans la zone horaire du Pacifique (comme Vancouver et Los Angeles).
- L’emblème aviaire (le Grand Corbeau) et l’emblème floral (l’épilobe) du Yukon n’ont pas été choisis qu’à titre symbolique – ils sont omniprésents au Yukon! On voit des corbeaux l’année durant au Yukon et l’espèce et le sujet de nombreuses légendes autochtones. Quant à l’épilobe, ses pétales mauves égayent nos forêts, nos rives et les talus qui bordent nos routes tout l’été.
- Whitehorse est très ensoleillée et reçoit moins de précipitations que la plupart des autres villes canadiennes.
- Notre climat continental sec produit des conditions très diversifiées au cours de l’année. Le taux d’humidité très faible donne lieu à des étés chauds et secs et à des hivers qui, bien que froids, s’endurent mieux que les hivers dans les régions plus humides.
Le Yukon est plus accessible qu’on le pense.
Whitehorse jouit d’une liaison aérienne régulière avec Vancouver (à 2 h 15 de vol) et Edmonton et Calgary (2 h 30). On peut également s’y rendre par avion toute l’année en provenance des Territoires du Nord-Ouest et l’été de l’Allemagne et de l’Alaska.
Whitehorse est plus urbaine qu’on pourrait le croire.
Whitehorse a juste ce qu’il faut d’urbanité et de sauvage pour en faire une ville des plus intrigantes. La capitale du Yukon est un des principaux carrefours dans le Nord et on y trouve des installations, des services et une diversité d’entreprises bien supérieurs à ce à quoi on pourrait s’attendre dans une ville de seulement 25 000 habitants. Petite ville sise au cœur d’une nature encore sauvage, Whitehorse non seulement n’a rien à envier aux grands centres sur le plan des commodités, mais les sème loin derrière au chapitre de l’hospitalité et de l’accueil que ses habitants réservent aux visiteurs venus de loin goûter au charme particulier d’une petite communauté étroitement liée.
Les municipalités du Yukon : des fenêtres ouvertes sur la nature sauvage
Nos collectivités sont autant de portes d’accès à la nature sauvage du Yukon. Haines Junction, Burwash Landing et Destruction Bay sont sises au pied des contreforts des chaînons Kluane, en périphérie du parc national Kluane. Mayo et Keno sont les points de départ tout indiqués pour les excursions en canoë-kayak sur les rivières qui alimentent le bassin hydrographique de la Peel. Dawson, quant à elle, est la porte d’accès au parc Tombstone et à la route panoramique Dempster, et le village d’Old Crow est bordé par quatre parcs nationaux et territoriaux.
La faune est reine au Yukon.
Le territoire abrite quelque 150 000 caribous, 70 000 orignaux, 22 000 mouflons, 7 000 grizzlis et 254 espèces d’oiseaux – de quoi faire sentir les humains légèrement désavantagés.
Le Yukon – Superlativement vôtre!
Superlativement élevé : Au moins une vingtaine des montagnes qui forment le massif St-Élie, dans le sud-ouest du Yukon, ont plus de 4 000 m d’altitude, et une poignée d’entre elles dépassent les 5 000 m. C’est le cas du mont Logan, le plus haut sommet du Canada, qui domine toutes ses voisines avec ses 5 959 m et sa base imposante formée d’un vaste champ de glace.
Superlativement sauvage : Le Yukon est l’une des destinations les plus prisées en Amérique du Nord par les amants de la nature : près de 80 p. 100 du territoire est encore vierge. Le Yukon abrite trois parcs nationaux, six parcs territoriaux et quatre rivières appartenant au Réseau canadien des rivières du patrimoine. Le parc Kluane forme avec trois parcs avoisinants situés en Alaska et en Colombie-Britannique l'aire protégée internationale la plus vaste du monde et tous quatre ont été désignés sites du patrimoine mondial par l’UNESCO.
Superlativement humide : Un vaste réseau de lacs et de rivières découpe le Yukon de part et d’autre. Le territoire est un immense réservoir d’eau douce et près des deux tiers des eaux du Yukon se déversent dans l’imposant fleuve Yukon, le deuxième cours d’eau en longueur au Canada. Les amateurs de canoë-kayak se réjouiront de savoir que le territoire compte plus de 70 rivières de montagne propices à la pratique du sport.
Superlativement extrême : C’est au Yukon qu’a lieu la Yukon Quest, la plus longue course d’attelage de chiens au monde, et sa cousine, la Yukon River Quest, la plus longue course de canoë-kayak à se dérouler chaque année. C’est également au Yukon – plus précisément à Snag, dans le sud-ouest du territoire – qu’on a enregistré la plus basse température en Amérique du Nord, et le centre du territoire atteint des températures tellement élevées en été qu’on peut y faire pousser des courges de taille record.
Superlativement ancien : Une grande partie du Yukon faisait partie à l’époque préhistorique de ce qu’on appelle la Béringie, une vaste région restée libre de glace durant la dernière époque glaciaire où régnaient le mammouth laineux et le chat des cavernes et qui permit aux premiers habitants d’Amérique du Nord de traverser de la Sibérie pour venir peupler le continent. Le lit des rivières riches en minerai d’or n’ayant jamais été décapé et emporté par les glaciers, d’importants gisements d’or ont pu s’y former et être préservés, pour le plus grand bonheur des courageux prospecteurs montés au Klondike des milliers d’années plus tard.

































