Les membres de la Première nation de Selkirk sont étroitement liés aux NaCho Nyak Dun et aux membres de la Première nation de Little Salmon/Carmacks, tous Tutchone du Nord. Les Autochtones de Selkirk entretenaient des liens commerciaux avec les Tlingit de la côte et se rassemblaient en été pour pêcher et faire du troc à l’endroit où la Compagnie de la Baie d’Hudson allait plus tard ériger Fort Selkirk. Après l’établissement du poste de traite, les Autochtones de Selkirk s’y sont installés de façon plus permanente, mais sans pour autant délaisser leurs activités traditionnelles de piégeage, de pêche, de chasse et de cueillette, qu’ils pratiquaient l’année durant à divers endroits de leur territoire ancestral.
Le fort a été incendié par les Tlingit de la côte, puis reconstruit sur le site actuel en 1850. La construction de la route a mené au déclin de la communauté, ses membres ayant choisi d’aller s’établir à Minto, puis à Pelly Crossing et dans d’autres collectivités. Aujourd’hui, Fort Selkirk est un site important du patrimoine yukonnais cogéré par la Première nation de Selkirk et le gouvernement territorial.
La Première nation administre en outre à Pelly Crossing un centre culturel aménagé dans la réplique de la maison de Big Jonathan dont l’original se trouve à Fort Selkirk.